C’est la date du 22 octobre qui est choisie pour notre vrai départ au Canada à Hongi et à moi. Deux jours avant le départ, je dois aller chez la vétérinaire pour obtenir deux lettres : une première dans laquelle elle récapitule qu’Hongi est à jour de ses vaccins et une seconde dans laquelle elle atteste qu’Hongi est en état de prendre l’avion.
De mon côté, ce « vrai » départ me fait quelque chose, j’ai essayé de voir un maximum de monde ces dernières semaines. J’ai conscience de ma chance d’avoir l’entourage que j’ai, ils/elles vont me manquer. Et puis ce départ, c’est comme tourner une grande page de ma vie, liée à ma mère et je dois avouer que c’est plus dur que je l’avais imaginé.
C’est le jour du départ. On se lève à 6 h, je tiens à ce qu’Hongi soit fatigué et à lui faire un bon tour avant de partir pour Charles de Gaulle.
Thierry, le père d’Aurélien, nous emmène à l’aéroport (merci, parce que ça aurait été une belle galère si j’y étais allée seule). J’enregistre mes bagages et peu de temps après, Air Canada récupère Hongi dans sa cage.
C’est parti pour plus de 10 heures surprenantes pour mon petit chien : 2 heures je ne sais pas exactement où dans l’aéroport, en attendant que l’avion décolle ; près de 7 h 30 de vol et normalement (tu parles…) plus trop longtemps avant que je le récupère dans la zone des bagages.

Hongi est étonnamment calme une fois dans sa cage de transport (qu’on lui a mise dans le salon il y a des mois, donc c’est un endroit très familier pour lui, il adore y aller). Je ne m’inquiète pas vraiment, ni au moment de le laisser, ni pendant le vol. De toute façon je ne peux rien faire 😬
Simplement, quand l’avion atterrit, je fais en sorte de vite rejoindre la zone d’immigration, que je découvre (bonheur !) quasi vide.

- « Vous avez déclaré des choses à la douane. »
- « Oui, j’arrive avec mon chien. »
- « Quel est le but de votre voyage ? »
- « Des vacances, je viens voir mon conjoint. »
- « Ah, votre conjoint est ici. Avec quel statut ? »
- « Étudiant. »
- « OK, merci, bonne journée. »
Je ne suis jamais passée aussi vite, c’est parfait ! Je me dépêche de rejoindre la zone des bagages, j’aperçois la cage d’Hongi. Je m’approche et je lui parle calmement, pour éviter qu’il s’active trop (je n’ai pas le droit de le sortir de sa cage, il faut d’abord passer à la douane). Il reste très calme (le pouvoir de cette cage 🤩).
Il va tristement y rester plus longtemps que prévu mais restera d’un calme olympien. Tous ceux qui connaissent mon chien savent que c’est un miracle 😁

Je l’embarque sur mon chariot et je file aux douanes. J’entre dans une pièce où plein de gens attendent dans une file. Je pense naïvement que si tu arrives avec un animal, tu ne passes pas dans la même file que ceux qui ont du saucisson, des fruits ou des possibles contrefaçons. Eh bien si… et on en a pour un moment. C’est un peu la douche froide.
1 h 30 plus tard, je passe enfin, l’agente est adorable mais l’intégralité de notre échange est lunaire.
Elle commence par me dire que « malheureusement, il va falloir payer des frais » qui n’étaient normalement plus demandés jusqu’ici mais là, il faut les payer (je ne comprends pas la logique de son explication, mais je m’en fiche un peu, je suis OK pour payer, je veux juste sortir).
Elle ne regarde pas les lettres de ma vétérinaire. Elle essaie, en vain, de remplir un formulaire dans son système. Elle finit par y arriver et doit imprimer le document qui me permettra ensuite d’aller à un autre guichet payer ces fameux frais qui n’existent plus mais qu’il va quand même falloir payer 😒
Elle me dit « on va essayer » (pas confiante) et part à l’autre bout de la salle, où se trouve l’imprimante. Elle revient 5 minutes après, sans feuille. L’imprimante ne marche pas.
Elle réessaie, repart à l’imprimante, mais ne revient pas. Je crois que 10 minutes s’écoulent et moi, je réalise que mon chien atteint les 12 heures dans sa cage, sans eau et sans vrai repas (je lui ai quand même donné quelques croquettes à travers sa cage, dans la file d’attente). Je suis dans un mix de fatigue, de frustration face à la situation et de peur qu’Hongi n’aille pas bien, faites que l’imprimante fonctionne parce que je commence sérieusement à saturer.
Ça fonctionne. Je vais donc à l’autre guichet pour payer. Il n’y a personne. J’attends… j’attends… puis j’alpague un autre agent pour lui dire que j’attends mais que personne ne vient. Il va se renseigner et il se trouve que cet agent-là était aux toilettes (il a le droit hein mais quelqu’un pourrait pas le remplacer ?).
Je sors enfin, il est 17 h 50 (donc 23 h 50 heure française pour Hongi et moi) et on doit se lancer dans plus de 3 h 30 de route pour rejoindre La Tuque.
Une heure de route après, on s’arrête pour qu’il puisse se dégourdir les pattes et on reprend la route. Aurélien se sera gaufré plus de 7 heures de route et 2 heures d’attente à l’aéroport… notre voiture transporte 3 zombies 😅
Le lendemain, on a un petit chien en plein décalage horaire qui est en pleine forme à 5 h du matin et qui nous le fait savoir.
Et ensuite, il somnole toute la journée (et moi aussi 😁).


Allez c’est parti pour de nouvelles aventures…. À 3 !
Merci de vos anecdotes, c’est très sympa ! Plein de gros bisous 😘
Oui ça y est, à 3 🙂
Merci pour ton commentaire, ça fait plaisir ! Bisous à vous 2
Merci Julie pour ces articles toujours agréable de lire les News de votre nouvelle vie quotidienne.bises