J’ai eu froid cette nuit. Vraiment. Il fait plutôt beau et chaud en journée mais les nuits sont fraiches. Oui, parce que je vous ai pas dit mais hier, une fois à l’appart, on s’est rendu compte que la couette qu’on avait prise à Walmart, eh bien on ne l’avait plus 😅
On a regardé sur notre ticket de caisse… pas de couette (comment c’est possible ?). Bref, j’ai eu froid, ça a vraiment pas été une nuit cool. Aujourd’hui, je n’ai qu’un seul objectif, acheter une couette.
À 13 h, on a rendez-vous avec Agnès du Carrefour Emploi, un organisme gratuit d’aide aux nouveaux arrivants. On passe 2 heures avec elle, elle nous parle de la ville, de ses activités et de beaucoup de choses intéressantes à savoir. Elle nous propose de nous emmener au bureau de Service Canada pour qu’Aurélien obtienne son Numéro d’Assurance Sociale (NAS), un numéro que chaque individu qui travaille au Canada doit donner à ses employeurs pour que le pays puisse collecter des informations sur ses revenus et sur les impôts qui sont prélevés à la source sur ses paies.
Je me disais qu’on ferait cette démarche demain ou après-demain mais grâce à Agnès, c’est une démarche de moins à faire 🙂
Agnès nous précise que pour l’obtention de notre plaque d’immatriculation de voiture, il va sans doute falloir s’armer de patience car le personnel de la Société de l’Assurance Automobile du Québec (SAAQ*) n’est pas commode et qu’ils obligent les gens à prendre des rendez-vous même quand ils ont de la place.

* La SAAQ est à ne pas confondre avec la Société des Alcools du Québec, la SAQ, seul endroit où il est possible d’acheter de l’alcool fort ici (pour la bière et le vin, ça s’est assoupli au fil des ans et on peut depuis 2016 en acheter ailleurs qu’à la SAQ).

On tente d’aller à la SAAQ sans prendre rendez-vous, en espérant avoir la chance de passer aujourd’hui.
Une fois sur place, on voit qu’Agnès n’a pas exagéré. Il faut savoir que quand on achète une voiture au Québec, on a 10 jours maximum après l’achat pour faire la démarche d’immatriculation auprès de la SAAQ, ce qui nous mène au 28 juillet. L’employée qui accueille le public nous indique qu’elle n’a pas de place avant le 4 août.
On ne dit rien, on a l’air embêté, on laisse planer un petit silence en espérant un miracle (c’est à se demander s’ils attendent pas de voir si tu vas t’énerver) et là, elle nous dit « si vous êtes patients, vous pouvez attendre et si une place se libère, on vous prendra aujourd’hui ». OK, on attend.
Pendant qu’on attend, on se régale avec la musique qui passe dans la SAAQ. Je me permets de faire une petite parenthèse musicale à cet épisode paperasse : c’est quelque chose que j’ai toujours adoré sur le continent américain, dans les lieux publics et à la radio, plus de styles de musique sont représentés. En France, c’est toujours un peu la même chose et il y a des styles de musique qui sont boudés, pas de bol, c’est ceux qu’on aime le plus. Là, c’est un peu comme si on attendait dans une mairie ou à la sécurité sociale, sur fond d’Eminem et Green Day 😍 Et ailleurs dans la ville et à la radio, c’est pareil. Il y a pas mal de country aussi qui passe, et des chansons à texte québécoises, c’est varié, c’est vraiment cool 🙂
Moins d’une heure après qu’on s’est assis, Diane, la gentille employée de la SAAQ, nous appelle, apparemment des rendez-vous n’ont pas été honorés donc on peut passer. On lui fournit tous les papiers mais il manque une petite chose, Eric n’a pas ajouté au dossier d’achat la preuve qu’il a acheté le véhicule au propriétaire d’avant. Diane nous invite à voir ça avec lui et à revenir demain.
Tiens, en parlant de voitures, c’est vraiment festival de monstres ici. Là, c’est à l’une des stations-essence de La Tuque.

Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux niveau moral, le rendez-vous avec Agnès, nos premiers pas dans la ville, l’appartement qui se meuble petit à petit, ça change tout !
