Le 31 mars 2010, South Park, saison 14, épisode 3 – Medicinal Fried chicken.

Avec la « gang de mon enfance », on découvre cet épisode qui aborde le sujet de la légalisation du cannabis médicinal au Colorado avec humour, où tous les restaurants KFC (Kentucky Fried Chicken) sont devenus illégaux et ont laissé place à des dispensaires de cannabis médicinal (ou « des magasins de beuh » comme ils disent dans la série ahah !). On aime South Park, on aime cet épisode, et on en rit beaucoup encore aujourd’hui 🙂

Petit rappel de la situation du cannabis à travers le monde au niveau des lois avec ce tableau plutôt à jour, imprécis mais représentatif :

Crédit Photo : Hempi.fr
Au Canada, l’usage du cannabis médicinal est légal depuis 2001 et l’usage du cannabis récréatif est légal depuis le 17 octobre 2018 avec la « loi sur le Cannabis« . Le Québec a mis en place une loi supplémentaire : la « la loi en cadrant le cannabis« . En bref : seules des entreprises autorisées par le gouvernement et Santé Canada ont le droit de produire du cannabis. Il ne peut être vendu que dans les succursales de la SQDC (Société Québécoise Du Cannabis) aux adultes de 21 ans et plus.

En 2022, plus de 70 % des achats de cannabis étaient effectués sur le marché légal, ce qui a généré plus de 15 milliards $CA de recettes fiscales en quatre ans. A savoir que les profits de l’industrie du cannabis au Québec et donc de la SQDC sont réinvestis dans la recherche (donc dans l’amélioration de la qualité des produits) et dans la sensibilisation.

La SQDC est une filiale de la SAQ (Société des Alcools du Québec). Ce sont deux entreprises d’Etat, qui ont le monopole de la distribution des alcools forts pour la SAQ, et du cannabis récréatif pour la SQDC. Sur la photo ci-dessus, la succursale de la Tuque, où je travaille depuis fin septembre.
Aujourd’hui, en plus de suivre ma formation de Protection et exploitation des territoires fauniques, je suis donc maintenant conseiller certifié en cannabis (au » magasin de beuh » :-D). Après plus de 20 heures de formation SQDC, j’ai appris énormément de choses sur les produits et les façons d’aborder le sujet avec le public et sur le cannabis en général.

J’ai été très bien accueilli dans une super équipe, où les gens s’entendent bien, s’aide les uns les autres comme ça devrait être plus souvent quoi 🙂 En plus des nombreuses formations, tout le monde est là en cas de besoin d’aide ou autre, ce qui m’a permis de trouver mes marques rapidement et de « jouer à la marchande en vendant du weed » mais pour de vrai, légalement et pour l’état ahah 😀
C’est un travail atypique, parfois un peu calme (comme tous les magasins), mais le sujet m’intéresse, revenir au contact des clients me plaît, et l’ambiance au top avec les collègues, ça c’est « la cerise sur le Funday » (jeu de mot car c’est aussi le nom d’un des produits vendu à la SQDC).
La clientèle, dans le fond, à la cas à la Tuque, est variée, il y a surtout des personnes de « 30-50 ans » mais également beaucoup de personnes de 60-70 ans et plus! Beaucoup viennent chercher leur petit plaisir du soir, ou leur paquet de pré roulés de même que le pack de bières pour le week end au chalet, d’autre des gélules ou de l’huile pour une consommation différentes.

La mission de la SQDC est avant tout social puisqu’elle consiste à assurer la vente de cannabis au Québec en priorisant la protection de la santé et la sécurité des consommateurs. Tous les produits contenant du cannabis sont scellés et certifiés par Santé Canada et sont vendus dans des contenants avec sécurité enfant. Toutes les succursales ont un poste de garde où les cartes d’identité sont contrôlées, avant que les consommateurs se rendent dans la zone de vente, moderne, neutre et accueillante.
Les succursales sont très très différentes des coffee shops d’Amsterdam ! Ici, les étiquettes des produits sont datées et mentionnent la provenance du produit, le taux de THC et de CBD, les terpènes et les risques associés à leur consommation. Aucun produit n’est ouvert à l’intérieur, il n’y a pas d’échantillons, de testeurs ou de cadeaux/promotions. L’idée n’est pas d’inciter les gens à consommer ou à revenir à la SQDC.

Crédit photo : Radio Canada
On y retrouve à la vente différents produits du cannabis : la fleur séchée et/ou moulue, différentes « extractions » (de la résine, de la rosine, du distillat, du kief (pollen), etc.), des boissons aromatisées (notamment aux fruits) avec des teneurs en THC et CDB variées…


… et des comestibles tels que des pâtes de fruit (pas de bonbons car ce serait trop attractif pour les jeunes), des cacahuètes, du jerky (bœuf séché), des mini saucisses, mais aussi de l’huile et des gélules de THC et/ou de CBD et un grand nombre de joints pré-roulés.


Le but de la SQDC est de sortir les consommateurs du circuit illégal, de les amener vers le circuit autorisé et de les accompagner, pour une consommation plus raisonnable et sécuritaire du cannabis. Tous les contenants peuvent être récupérés et recyclés par la SQDC. Si ça vous intéresse, il y a beaucoup d’informations intéressantes sur leur site : SQDC.ca

Dans la vie courante icitte, fumer un joint n’est pas plus grave que de boire un coup, ce sont deux pratiques récréatives avec leurs « avantages et inconvénients » sur la santé. Moi, je m’épanouis à apprendre toujours plus de choses chaque jour sur tant de sujets différents qui m’intéressent. Mon emploi du temps est chargé mais cette vie latuquoise en vaut bien la peine et ce n’est que le début 😉

Super intéressant Aurelien !! Des bisous à tous les deux 😘
Eh salut ! Cool de te voir par ici 🙂
J’espère que tu vas bien, bisous.