Belle et heureuse année à toutes et tous ! Si tu vois ces mots, c’est que tu penses assez à nous pour prendre le temps de lire nos articles, et ça nous fait un très grand plaisir 🙂 Merci, et tous nos vœux de santé et de joie pour 2026 💚
Dans cet article, j’ai envie de faire une petite parenthèse d’honnêteté / de coup de gueule 😀 parce que la réalité n’est pas seulement belle et verdoyante et que tout ne se passe pas toujours comme prévu. De fin novembre à mi-décembre, à l’école, j’ai connu un rythme différent des mois précédents. Les cours étaient exclusivement en salle de classe, sans fenêtre (pendant un bon mois), et pour faire bref, la qualité de certains cours était plus qu’à discuter : beaucoup de survol des sujets et de bourrage de crâne dans le seul but d’avoir 80 % de réussite à un « examen » plutôt facile. On faisait tous les jours la même chose, des révisions de révisions, de façon très scolaire, j’ai vraiment saturé.
Je déteste l’IA et son utilisation abusive du grand public, et de la retrouver omniprésente dans mes cours a été très frustrant, entre autres « dysfonctionnement » et imprécisions (je vous laisse regarder attentivement la couverture d’un de mes cours, ci-dessous).

Mais bon, on n’est pas là pour chialer, je voulais juste être honnête et rappeler que même quand on part vivre à l’étranger, les imprévus et les déceptions font partie du voyage, la vie normale quoi. Et puis, d’autres belles choses s’en viennent 🙂
HAKUNAMATATA ! Ça veut dire pas de soucis, pour ceux qui ne connaîtraient pas leurs classiques 😉 La rentrée se passe avec Sylvain, à la forêt école enneigée, pas pour de la chasse ni pour du piégeage, mais pour le module « Propane », où pendant environ 80 heures, on va apprendre toutes les bases de l’utilisation et de l’installation du gaz propane.

Ce gaz est très utilisé ici au Québec, plus qu’en France. C’est une solution économique et pratique pour avoir des appareils ménagers dans des lieux éloignés tels que des chalets, par exemple. Ballon d’eau chaude, frigo, cuisinière, luminaires et certains véhicules font partie des différents équipements qui utilisent le gaz propane.



La seconde partie de la semaine, on est avec Frédéric Noël, le directeur de AFC Gouin, l’Air Faunique Communautaire du réservoir Gouin qu’on a rencontré en début d’année lors de la semaine « métiers » dont je vous ai parlé dans l’article sur ma première semaine de classe. Pour rappel, le réservoir Gouin, c’est un réservoir en Mauricie, au centre du Québec, avec un rivage de plus de 5 600 km (îles comprises) et une superficie de 1 789 km2. Il est considéré comme le départ de la rivière Saint Maurice. C’est un immense paradis naturel à environ 4 heures de toute ville.


On passe une première journée de théorie sur les règles de sécurité et de secourisme sur glace : comment éviter/gérer une hypothermie et des engelures, comment gérer un blessé ou une situation « délicate » en milieu isolé.


On s’exerce au déplacement de victimes avec un brancard de fortune, fait de branches et d’une bâche !


Un cours super intéressant, rythmé d’anecdotes de plusieurs années d’expérience, et une préparation à une possible nuit de survie hivernale pour les volontaires. Bien sûr, pas besoin de le dire deux fois, j’y serai avec grand plaisir 😀
Qui dit forêt école dit pause du midi dans le bois, avec les écureuils toujours aussi curieux, et ça aussi, ça nous avait drôlement manqué 🙂


Le lendemain, on passe une journée complète sur le terrain ! Cette fois-ci en dehors la forêt école. On commence par des exercices d’allumage de feux avec différentes techniques : avec de la sève de sapin baumier, avec de l’écorce de bouleau blanc, et avec des copeaux de magnésium. Chacun doit réussir à allumer un feu viable d’au moins un pied de haut (30 cm) pendant plusieurs minutes, dans la neige et avec un début de pluie verglaçante ahah ! Bien sûr, ce n’est pas une première pour Cyprien et moi mais c’est toujours un plaisir d’allumer des feux, pas vrai ? 😉




Après cette mise en jambes, le groupe se divise en équipes de deux, pour construire des abris de survie de type « banc de parc », un des abris que l’on a vus en classe la veille et qu’on utilisera surement pour passer la nuit de survie en forêt dans les prochaines semaines.
On part donc avec Cyprien, dans la poudreuse, à travers bois, pour trouver une bonne place pour l’abri. En chemin, on suit la piste d’un cerf de Virginie passé par là très peu de temps avant nous 🙂

Une fois l’endroit trouvé, on met environ deux heures à construire notre abri. C’est épuisant de charrier du bois dans 40 à 50 cm de neige, mais bien sûr, c’est du bonheur de passer cette journée en forêt et le résultat de nos efforts est plutôt convaincant ! 🙂



Le temps de manger quelques saucisses au feu et on se réunit pour faire tous ensemble un tour des abris des différents groupes. Avant de retourner en ville, Fred nous montre encore quelques techniques, dont celle du feu de détresse/signalement, qui consiste à entrecroiser des branches à un mètre du sol et d’enflammer le dessus des branches de sapin vertes.
Le tout dégage rapidement une très épaisse fumée qui va jusqu’au ciel et qui permet d’être visible de très loin, même en forêt.


C’est une vraie chance et un plaisir d’avoir Fred comme formateur, même pour quelques jours seulement. Encore une belle rencontre riche en partage et en apprentissage !
Faque l’année commence de la meilleure des façons, dans le bois. Et les prochains mois s’annoncent, je l’espère, à l’image de cette semaine de reprise.
Super chouette
Bonne reprise des cours 👍💪😉❄️❄️🌞
Au début, suite à quelque croisement biscornu que réprouverait la SPA, j’ai cru que ce loup attendait un bel évènement genre loup-garou !
L’abri est vraiment convaincant en effet, bravo bravo 👍
(Je te réponds tard) Eh oui le loup, il lui arrive un truc dans le ventre 😀 (et il a beaucoup de pattes)