La légende disait vrai, il neige en masse au Québec !

Eh oui, ça y est, la neige est là, un peu en avance comparé aux autres années, comme vous l’a dit Julie dans notre précédent article.

On s’est très vite adaptés : pneus neige montés et après-ski chaussés, on redécouvre les alentours, en ville et dans la forêt. C’est le temps de la chasse au petit gibier donc avec Cyprien et Antoine, on sort les raquettes, les calibres 12 et on va à la gelinotte !

On ne voit pas la moindre plume, mais le plaisir d’être en forêt entre copains, d’être attentifs aux bruits et indices de la forêt enneigée, c’est déjà un super moment, le gibier aurait été la cerise sur le gâteau 😉

D’ailleurs pour info, oui, nous sommes armés sur les terres publiques, mais en toute légalité. Car après plusieurs semaine de persévérance, j’ai reçu mon PPA, mon Permis de Possession et d’Acquisition d’armes à feu canadien !

Premiers lièvres pognés !

Quelques jours après, on décide de se faire une demi-journée dans le bois avec Cyprien. On travaille tous les deux en plus des cours, et c’est assez difficile de trouver du temps pour aller en forêt, surtout que la nuit commence à tomber vers 16 h 30 maintenant.

Au programme, sortie en raquettes sur les chemins forestiers, pose de quelques collets à lièvres et si possible, tir sur quelques gelinottes.

Bon… 😀 entre le vent et la neige qui tombe, les gelinottes sont en boule dans un coin. On profite donc du moment pour se faire un feu et un bon casse-croute, avant de rentrer pour attaquer le travail, le soir, chacun de notre côté. Quoi qu’on en dise, on commence à bien être dans l’ambiance des « coureurs des bois » 😀

À propos des collets à lièvres, notre permis de chasse au petit gibier nous donne le droit d’en installer sur les terres publiques. On en pose une dizaine à nous deux et on verra si ce qu’on a appris en classe nous sert et si notre sens de l’observation porte ses fruits.

On revient 2 jours après pour les relever, mais après le travail, donc de nuit et à la frontale. Encore une belle ambiance bien sympa 🙂

On a la joie de découvrir nos premières prises au Canada : deux beaux lièvres d’Amérique, un chacun. Pas mal pour un début !

Sur la photo de gauche, le lièvre a pu passer à coté du collet, on voit bien les traces dans la neige. À droite, mon premier lièvre, que je compte bien honorer en cuisinant sa viande et en tannant sa fourrure.

Lièvres directement de la forêt à l’assiette 🙂

Cours d’abattage et de scie à chaîne

Ces derniers temps à l’école, les cours se passent beaucoup en intérieur. C’est beaucoup de théorie, donc j’ai forcément moins de choses à vous dire ici, sur le blog. Mais tout de même, on a la chance de rencontrer Charles, un bûcheron manuel de profession, qui sera notre formateur en abattage et en utilisation de la scie à chaine (= tronçonneuse).

Donc après une journée de théorie, sur les consignes de sécurité et les bases de l’abattage manuel, on part en petits groupes, par -10 °C, -15°C, dans la forêt. Que du bonheur d’être dehors et d’apprendre à utiliser correctement de nouveaux « jouets » !

Ce genre de journée à l’extérieur fait beaucoup de bien et nous rappelle pourquoi on a fait tout ce chemin : vivre et apprendre ces choses-là, dans cet environnement-là ! 🙂

J’en connais un autre qui est content de nous accompagner dans nos aventures 🐶 Ça, c’est le deuxième lièvre que je pogne (« prends » en québécois) quelques jours plus tard :

Mon party de Noël à la SQDC

Comme dans toute entreprise, groupe ou équipe au Québec, au moment des fêtes de fin d’année, vient le temps des « party » (prononcé « partè ») de Noël : le repas ou la fête de Noël, quoi. Pas d’exception pour nous à la SQDC, notre patron réserve donc la salle des fêtes du golf de la ville de la Tuque, où il y a un barman pour toute la soirée et une salle de curling juste pour nous 🙂

On passe une super soirée avec toute l’équipe de la succursale, et de certain·e·s conjoint·e·s dont Julie fait partie. On est 10 personnes en tout. On se fait livrer des pizzas, des popcorns de poulet, des frites et des boissons pour une équipe de foot et on joue pour la première fois au curling ! La salle possède une super piste de glace (l’équivalent d’une patinoire en forme de pistes de bowling).

lachepaslapatate party sqdc

Fonctionnement du curling : un joueur se lance sur la glace en jetant ce qu’on appelle « une pierre » (qui, en poids, se rapproche plutôt d’une boule de bowling), avec pour objectif de se rapprocher le plus possible de la cible qui se trouve en bout de piste.

lachepaslapatate curling aurelien

Pour que la pierre ne perde pas en vitesse pendant sa course, d’autres joueurs « balaient » le sol en glace pour le lisser et aider l’avancement de la pierre.

lachepaslapatate curling aurelien balai

Quand on reste en chaussures, le terrain de curling ne glisse pas vraiment, ce n’est pas comme une patinoire. Mais tu peux mettre (à un seul pied) une semelle lisse, qui fait que tu glisses (beaucoup !) de ce pied-là, ce qui te permet d’avancer plus vite sur le terrain quand tu es balayeur. Alors forcément c’est festival de chutes !

lachepaslapatate curling

De la musique, des copains, de la malbouffe, du curling, un bar et d’autres joyeusetés, voilà un party de Noël bien réussi 🙂 Forcément, avec une si bonne équipe, on a une super ambiance et même des cadeaux ! Non… pas de cannabis spécial de Noël offert, il n’y a pas d’incitation à la SQDC 😀 mais un nouveau sweat cool avec le logo du slogan « Avoir la flamme » de la SQDC.

lachepaslapatate party sqdc 2

Pour conclure cet épisode enneigé, on espère que vous avez passé un joyeux temps des fêtes.

Et une belle année 2026 à toutes et tous, de la part du lutin des bois anti-instagrammable !! 😀

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