Dernière semaine de septembre :)

Allo ! Après toutes ces émotions du week-end à Montréal, on reprend la route 155 (connue pour être la plus route belle du Québec), pour environ 4 heures jusqu’à notre chère La Tuque, où Julie passe la semaine avec moi avant de retourner en France. Les cours reprennent le lundi avec l’orientation. Toujours une belle occasion de voir de beaux endroits de la forêt école, ramasser ce que la nature nous propose et marcher à travers le bois hors des sentiers, d’autant que l’automne s’installe « tranquillement pas vite » et la forêt commence à bien se colorer.

31 vue orientation

Au cours d’une virée à travers le bois, avec Cyprien, on tombe sur un barrage de castor. Toute la zone est inondée. Le castor qui est sous l’eau ne nous entend pas approcher et ressort à un mètre de Cyprien, met un grand coup de queue dans l’eau et ressort devant moi pour se mettre à l’abri dans sa hutte.

Le jour suivant, on est avec Sylvain, qui nous forme sur la partie chasse et piégeage avec joie et passion ! Nous partons faire ce qu’on appelle du « call d’orignal », une technique de chasse et d’observation qui consiste à reproduire le bruit que l’orignal mâle fait avec ses bois en frottant les arbres, et à imiter les bruits qu’il fait pour signaler sa présence aux femelles et/ou aux concurrents potentiels du secteur. Pour cela, on utilise soit un bois soit une omoplate d’orignal, et un cornet traditionnellement fabriqué en écorce de bouleau blanc.

On poursuit avec du tir à l’arc, en intérieur cette fois-ci, dans le gymnase à coté de l’école. L’utilisation, la position et le réglage du système de visée d’un arc font partie des modules que l’on doit valider. Là, on pratique à l’arc traditionnel. On pratiquera sur des arcs à poulie très prochainement.

Retour en classe d’écologie avec Caroline, qui aujourd’hui prévoit une façon ludique de travailler notre apprentissage des milieux de vie des différents animaux/gibiers que l’on retrouve ici au Québec. On confectionne de petites maquettes en y intégrant les bons éléments qui correspondent à l’animal concerné. Ça fait très colonie de vacances et c’est aussi un très bon exercice pour mettre en pratique nos connaissances et rigoler un coup !

Par exemple, pour l’ours noir au milieu, il apprécie les forêts jeunes ou perturbées quelques années auparavant (par des feux de forêt ou l’activité humaine). Parmi les espèces pionnières qui apparaissent en quelques semaines après la perturbation, on retrouve le framboisier (ronce du mont Ida) et les buissons de bleuets (airelles SP). L’ours noir se nourrit principalement de végétaux, d’insectes, de petits fruits et baies et de glands. Bien sûr, il se nourrit aussi à l’occasion de poissons, carcasses et de petits animaux.

Comme dans la plupart des cours, on fait de la théorie en classe mais également sur le terrain, où l’on observe toujours plus de végétaux, de champignons et d’animaux les jours où on est les plus chanceux 🙂

Petit fait rigolo : les écureuils de la forêt ici ressemblent à leur cousin roux de nos forêts françaises, il est juste un peu plus petit. En marchant dans la forêt, on tombe souvent sur des champignons posés sur les branches de sapin. C’est la technique des écureuils pour faire sécher leurs champignons avant de les stocker dans leur cachette. Beaucoup de champignons sont souvent oubliés sur leur bout de branche ahah ! Fascinant non ? 😉

Ce week end, Julie reprend le chemin de notre vieux continent et moi je commence enfin mon nouveau travail de conseiller en cannabis au sein de la SQDC (Société Québécoise Du Cannabis). Finies les fins de semaine de repos, c’est parti pour une longue période de 7 jours sur 7 ! Je reviendrai sur le sujet dans un prochain article pour vous donner quelques informations sur ce nouveau métier qui peut être assez atypique 😉

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