Semaine du 1er septembre – Le canot-camping !

On se demande ou va s’arrêter l’escalade. Chaque semaine dépasse la précédente, toujours plus fun et toujours plus chargée en découvertes et en émotions. Il est donc venu le temps de valider le module tant attendu de « canot-camping ».

Le programme : on retrouve Nicholas, notre formateur en survie, en canot et autres, et Patcy, une amie et ancienne collègue de Nicholas à la protection de la faune. On les retrouve à l’école pour charger et répartir le matériel (tentes, ustensiles de cuisine, duvets, tapis de sol, etc.) en cas de besoin. Perso, je suis équipé : ma moustiquaire et ma bâche, mon couteau et ma popotte et c’est parti pour le premier bivouac au Québec ! Enfin !

paquetage

On se rend donc au réservoir Blanc, à environ 2 heures de route de l’école, en passant par le barrage de la Trenche, avec les canots et tout notre matos pour les 3 prochains jours. Chacun a apporté sa nourriture et la plupart des gars ont leur canne à pêche ! Après 45 minutes-1 heure de canot, on accoste sur une petite île recouverte d’épinettes, de mousse et de bleuets sauvages, il n’y a qu’à se baisser !

Sur l’île, chacun installe son campement – certains ont leur tente (perso ou empruntée à l’école) – les uns sur la plage et d’autres dans le bois. C’est bien sûr avec Cyprien que j’installe mon campement, à coté d’un petit rond de feu, parfait pour la première tasse chaude du matin avant les exercices de navigation de la journée 🙂

Pas de vacances, on est à l’école et les cours commencent à 8 h, même sur l’île ! On enfile nos flottes (gilet de sauvetage) et on se met à l’eau pour les exercice de chavirage, comment vider l’eau dans le canot, remonter à bord, utiliser correctement la pagaie et savoir diriger son canot, bref un premier niveau bien complet sur la navigation en canot.

L’heure de l’apéro et du souper arrive, on se retrouve tous au coin du feu. La bonne ambiance du groupe se renforce, certains dorment pour la toute première fois en forêt, on jase, on rigole. Nous, on est contents d’enfin dormir au milieu des écureuils et des bleuets 🙂

chicons

La nuit se passe très bien. Le bonheur pour moi d’avoir une moustiquaire, la déception de Cyprien qui a oublié la sienne et qui a donc moins bien dormi ahah ! Je vous mets quelques vues du matin 🙂

La journée d’école reprend, aujourd’hui on voit le chavirage en kayak et le déplacement en canot mais cette fois-ci en solo. Malheureusement, il y a beaucoup de vent, de vagues et de courant, impossible de manœuvrer le canot, il vaut mieux rester au bord. À cause du vent qui souffle et des nombreux arbres morts sur pied (les chicons) qu’il y a sur l’île, on décide de sortir les campements de la forêt et de tous s’installer sur la plage pour la seconde et dernière nuit.

lune

La nuit est tout aussi bonne. L’ouverture de mon abri est orientée vers le soleil levant, pas besoin d’en dire plus…

8 h pétante , l’heure de prendre le large et d’entamer le retour jusquà l’école pour mettre à sécher tout le matériel avant de retrouver nos conforts respectifs. Ça aura été trois jours de pur plaisir, à dormir dans le bois, cuisiner au feu de camp, se lever avec le soleil, se déplacer au ras de l’eau. Que du bonheur, on serait bien rester le double de temps !

canot retour

La semaine n’est pas finie, c’est vendredi. Ce matin on retrouve Eric, et ça, ça veut dire qu’on va tirer ! Donc on charge fusils, munitions, pigeons d’argile et le lanceur et on part pour la forêt école pour soigner les courbatures du canot de la veille avec le recul du calibre 12 ! Tabarouette, ce que j’aime la vie que je vis !

tir3

On a pu tirer avec les cartouches de fusils qu’on a remplis nous-mêmes, pour apprendre à utiliser la presse à munition. Comme le dit Eric, avec la dose de poudre qu’on a mis, ça fesse en tabarouette (c’est-à-dire que le recul va cogner fort :P) ! On a eu au choix : fusil à pompe, fusil semi-auto ou de bons vieux fusils à canon juxtaposés ou superposés, qui eux, ne font pas de cadeau à une épaule mal placée ahah !

L’après-midi même, on a le passage de l’examen pour obtenir la carte de conducteur d’embarcation de plaisance, permis valable à vie dans tout le Canada. Une bonne nouvelle en amenant une autre, l’employeur pour lequel j’ai postulé m’a recontacté, je suis engagé et je commencerai à travailler fin du mois de septembre, je vous en reparlerai à ce moment-là 😉

La semaine se termine en douceur, avec une balade dans la forêt école, jusqu’à un des points de vue et une soirée burgers au feu de camp avec Cyprien, Pauline et leur fille au bord d’un lac, on demande pas mieux ! À la semaine prochaine 😀

belédère

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